Quels types de protection anti-termite mettre en place pour une maison individuelle ?

Depuis l’arrêté du 27 juin 2006, applicable depuis le 1er novembre 2007, la règlementation impose au constructeur la mise en place, entre le sol et le bâtiment, d’une protection contre l’action des termites.

Les zones géographiques contaminées par les termites ou susceptibles de l’être à court terme sont également définies par un arrêté préfectoral.

La protection peut relever de trois procédés au choix du maître d’ouvrage :

  • soit une barrière physique, composée d’un matériau qui résiste physiquement au passage des termites ;
  • soit une barrière physico-chimique, composée d’une membrane monocouche ou multicouche, imprégnée d’un produit actif termicide qui protège les fondations ;
  • soit un dispositif de construction contrôlable, qui permet de vérifier la non infestation par les termites depuis le sol des bois et matériaux dérivés. Ce dernier procédé n’est pas autorisé dans les départements d’outre-mer.

Le premier procédé qui est une barrière physique peut se présenter sous 2 formes.

Elle peut consister en un dispositif de construction dont les matériaux sont intrinsèquement résistants aux termites. Leurs associations et mises en œuvre doivent empêcher la création d’espaces suffisants, comme des fissures ou des retraits trop importants, pouvant constituer une voie d’accès aux termites.

Dans le respect des règles de l’Art, de nombreux ouvrages peuvent répondre à cette définition comme, par exemple les dallages, les planchers nervurés à poutrelles préfabriquées associées à du béton coulé en œuvre, les parties courantes des ouvrages de maçonnerie en blocs pleins avec ou sans enduit et avec remplissage complet sur l’épaisseur de la maçonnerie des joints verticaux.

En ce sens un seul rang de maçonnerie en blocs pleins avec remplissage vertical complet disposé en tête de soubassement directement sous plancher bas constitue une barrière physique.

Si les éléments décrits précédemment sont traversés par des canalisations, gaines (ou assimilés), ils devront être précisément traités au niveau des passages des divers éléments, à l’aide de barrières physico-chimiques complémentaires. Dans ce cas, la solution dans son ensemble est considérée comme étant physico-chimique.

Il est également recommandé de conserver une zone d’inspection d’environ 10 cm, à partir du sol fini, afin de pouvoir contrôler la présence éventuelle de cordonnets, signe que des termites tentent d’infester l’ouvrage en quête de nourriture.

L’autre forme de barrière physique peut être un produit manufacturé.

Dans ce cas, elle est mise en œuvre selon les prescriptions du fabricant, aucun système de barrière physique manufacturée ne faisant aujourd’hui l’objet de textes normatifs en France.

Le deuxième procédé est la barrière physico-chimique.

Elle est constituée d’un support physique sur, ou dans lequel, est intégrée une substance chimique à effet biocide. Les matières actives sont généralement encapsulées dans le support afin de limiter leur dispersion dans les sols. C’est grâce à elles que la pénétration des termites est empêchée. Plusieurs types de solutions existent.

Elle peut est mise en œuvre en pose complète.

ou être constituée d’une barrière physique associée à une barrière physico-chimique manufacturée en pose partielle.

Voici ci-dessous des extraits de la documentation TRITHOR S™

Quel que soit le type de barrière physico-chimique choisie, il est recommandé de conserver une zone d’inspection d’environ 10 cm, à partir du sol fini, afin de pouvoir contrôler la présence éventuelle de termites, sous forme de cordonnets blanchâtres.

Hors DOM, le 3ème dispositif qui est celui d’une construction contrôlable peut être mis-en-place.

Il se substitue ainsi aux barrières physiques et physico­chimiques en permettant notamment la possibilité d’un contrôle régulier de l’interface sol-bâti.

Certaines règles doivent être respectées pour assurer une protection optimale. Celles-ci dépendent :

  • de l’accessibilité du vide sanitaire
  • de la hauteur du vide sanitaire
  • de zones d’inspection à conserver
  • des matériaux utilisés pour les murs de soubassement (agglos ? blocs à bancher ? béton armé ?)
  • L’exigence de non habitabilité du sous-sol.

Tous ces éléments sont clairement détaillés dans notre formation.

Il ne faut pas oublier également de remettre au propriétaire une notice technique de contrôle du dispositif. Les éléments à indiquer dans celle-ci pour chaque type de protection sont détaillés dans la formation.

Notre formation « Construire une maison individuelle en blocs de maçonnerie – Ingénierie & gros œuvre »

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