Comment réaliser le drainage en pied de mur d’une maison ?

Tout d’abord, un drainage enterré autour de la maison n’est pas forcément nécessaire.

Deux cas sont à distinguer.

Le sol, c’est-à-dire le terrain en place et le remblai de fouille, est perméable. C’est le cas des terrains sableux ou graveleux et non immergés.

Les eaux de ruissellement s’infiltrent rapidement dans le sol et ne stagnent pas le long de l’ouvrage.

Dans ce cas, un drainage n’est pas nécessaire.

A l’opposé, si le terrain est argileux ou limoneux, les eaux d’infiltration peuvent s’accumuler le long du mur enterré.

Dans ce cas, un drainage est nécessaire.

Lorsqu’un drainage s’impose, il doit être conçu selon les règles de l’art.

Le drainage est tout d’abord composé d’un drain.

Il s’agit d’un tuyau généralement en PVC perforé d’environ 100 mm de diamètre. Il entoure complètement le bâtiment sauf dans certains cas où une partie peut être supprimée. Pour un terrain en pente par exemple.

La pose doit être régulière et en ligne droite de la conduite de drainage du point haut PH au point bas PB, avec pente uniforme d’au moins 0,5%.

Le système de drainage circulaire doit permettre l‘inspection et le curage, d’où l’implantation de regards de contrôle.

Au moins un regard de contrôle doit être implanté au point haut.

Le nouveau DTU maçonnerie (juillet 2020) n’impose plus la mise en place d’un regard de contrôle à chaque changement de direction.

Les changements de direction peuvent maintenant être réalisés à l’aide de raccord traditionnel, mais ne dépassant pas l’angulation de 45°, c’est à dire deux coudes à 45° pour faire un changement de direction à 90°.

Ces changements de direction doivent être associé à des cheminées d’inspection.

A noter, les réseaux de collecte et d’évacuation des eaux pluviales, c’est-à-dire les eaux de ruissellement et de toiture, doivent être séparés des réseaux de drainage.

Les réseaux et les drains doivent se situer plus haut que la base des fondations, pour éviter tout risque d’affouillement des fondations.

L’affouillement se produit lorsqu’il y a des circulations d’eau à proximité du sol sur lequel repose la fondation. Au fur et à mesure, les éléments fins du sol sont emportés et finissent par déstructurer le sol d’assise de la fondation. Ce qui peut provoquer des tassements non désirés.

Le drain peut par exemple être posé sur la fondation en béton.

S’il est posé à côté de la fondation, il doit l’être sur une assise en béton.

Le drain fait parti d’un système de drainage complet. Il en existe plusieurs sortes :

  • Le DTU 20.1 distingue plusieurs techniques qui diffèrent selon la nature de l’élément filtrant, à savoir par matériaux granulaires ou par géosynthétique rempli de cailloux.
  • A ces deux types de drainages traditionnels sont associés des procédés sous avis technique du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

A ce drainage, il est possible d’ajouter une imperméabilisation ou une étanchéité du mur de soubassement.

Le choix de la protection et du drainage dépendra :

  • De la nécessité de réaliser le drainage ;
  • De la catégorie du local (Le mur nécessite t’il une étanchéité ? une imperméabilisation ? ou assure t’il uniquement une fonction de résistance mécanique ?) ;

Ces derniers éléments (système de drainage, imperméabilisation et étanchéité du mur de soubassement, choix de la protection et du drainage) sont clairement détaillés dans notre formation.

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